A partir du 12 décembre et pour une semaine, trois équipes de cinq développeurs vont s’affronter pour concevoir l’interface des futures bornes de la SNCF, la plus créative possible. Un Hackathon pour favoriser l’innovation.

En concurrence, Steria, Capgemini et SQLI, trois prestataires qui ont bien voulu jouer le jeu. Finalistes du concours Multitouch organisé il y a deux ans, ils ont relevé le défi proposé par la SNCF : concevoir les interfaces qui équiperont les 1 000 bornes en libre service des lieux de vente de la branche voyages de la SNCF. Déploiement prévu à partir de 2013. « Il ne s’agit pas d’un concours, et bien que la concurrence soit présente, notre objectif est au contraire de créer un climat d’émulation qui favorise la créativité », précise Laurent Maurice, responsable des projets de TGV Lab.

L’opération se déroulera du 12 au 16 décembre au Lieu du Design, Paris XIIème. Les trois équipes seront réunies sur un plateau de 200 mètres carrés. Le 14, un point à mi-parcours est prévu pour vérifier le respect des scénarios, les trois interfaces devant être livrées le 16 décembre.

L’objectif de cette opération baptisée Hackathon (contraction de hacking et marathon) est simple : peu importe que le résultat final tourne sur Windows ou sur Mac OS, que le projet soit viable financièrement, qu’il s’interface ou non avec les systèmes d’information de la SNCF. « Pour l’instant, nous cherchons seulement à mesurer le comportement du client face à une interface et à trouver la meilleure ergonomie pour nos bornes », poursuit le responsable des projets.

Dès janvier 2012, les trois interfaces développées seront en effet testées pendant deux mois par les agents de la SNCF, les clients et les membres de l’encadrement dans un point de vente prototype (gare de Lyon), sur trois concepts de bornes conçus par la société Fritsch. Enfin, en mars 2012, sur la base des résultats obtenus aux tests, la SNCF rédigera son cahier des charges et lancera un appel d’offres pour la conception matérielle et logicielle de ses bornes.

Une semaine pour coder quatre scénarios

« Au cours d’un appel d’offres classique, les prestataires sont sous pression et doivent tenir compte de nombreux paramètres – financiers, techniques, de délais, etc. – qui freinent la créativité. Ici, l’idée est justement de faire disparaître toutes ces contingences pour se concentrer uniquement sur l’innovation », ajoute Laurent Maurice.

Le défi proposé par la SNCF aux trois équipes est on ne peut plus clair : reprendre le processus complet d’achat d’un service ou d’un billet, de l’identification au paiement, sans oublier la recherche d’informations et la possibilité d’échanger le billet. Ils sont adaptés à des profils différents : famille, professionnel, etc.

Aucune récupération directe des développements

Si les trois équipes se sont engagées contractuellement à céder les droits sur leurs développements, la SNFC ne prévoit pas pour autant de les récupérer pour sa future application. Idem pour les bornes, aucun des trois concepts retenus ne préfigure de l’aspect final que choisira finalement la SNCF. Les participants – développeurs et concepteurs du matériel – ont reçu une enveloppe pour leurs travaux, dont le montant n’a pas été divulgué.  « De fait, leur participation au Hackathon ne leur donne aucun avantage sur l’appel d’offres final. Ils seront soumis à la concurrence du marché, il était donc normal de les rémunérer pour le temps consacré à cette opération », conclut Laurent Maurice.

Les options de design retenues pour les nouvelles bornes

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>> Lire l’article complet et suivre le hackathon en temps réel sur 01Net Pro.

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